Joker 2019

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Message par jeanne.galissier le Mar 15 Oct - 20:14

Dimanche après midi je suis allée au cinéma
Dimanche après midi je me suis pris une immense claque émotionnelle et artistique
Dimanche après midi je suis allée voir Joker de Todd Phillips sorti le 9 octobre 2019, racontant l’histoire du méchant du film de Batman avant les films du super héros

Il faut savoir que je n’aime pas les films de super héros si bien qu’avant celui je n’avais regardé que le premier Batman, où il avait le Joker, qui m’avait déjà terrifiée à l’époque, et je l’avait regardé surtout pour avoir au moins vu une fois un film de super héros, J’avais bien aimé mais sans plus, ne continuant pas l’aventure

Il y a quelques temps quand je suis allée voir «Portrait d’une jeune fille en feu», la bande annonce été passée et j’avais déjà été stupéfaite à quelle point elle était belle. Je m’étais même posée la question d’allée le voir, Et voilà que je reparle peu de temps après avec une amie adorant le cinéma de ce film qu’elle va voir le lendemain. Verdict: à couper le souffle, il faut absolument que j’aille le voir! J’y vais donc le lendemain

A mes yeux, c’est un chef d’oeuvre. On est très loin des films commerciaux, c’est profond, étudié, et pourtant la salle était pleine.

Si on y réfléchit bien, c’est juste l’évolution d’une homme. Mais qu’elle évolution! L’homme change, il devient celui qu’il est à cause de la société qui l’amène dans sa folie. On pourrait être tous à sa place, on pourrait tous vivre les même choses que lui qui nous poussent vers sa folie, car il n’es pas mauvais de nature, Voilà comment durant tout le film, nos coeurs se serrent pour ce personnage qui nous fait pitié et qui nous fait peur sans qu’on puisse s’empêcher d’être admiratif

Joaquin Phoenix, l’acteur jouant le Joker, l’interprète à merveille. Il joue la maladie, la tristesse, la peur mais surtout la folie à merveille, Joker est vraiment vivant grâce à lui.

J’ai toujours eu beaucoup de mal à entendre la musique, je n’y fait pas gaffe, mais dans ce film on ne peut pas la rater, Elle est tout le temps présente. C’est des créations d’une musicienne islandaise qui fait du classique, Les musiques font ressortir les sentiments mais ce sont surtout ses arrêts soudains qui nous prennent aux tripes et nous font sentir oppressés.

Accompagné de ces musiques, les danses du Joker. Parmi elles, une référence au lac des cygnes, à mon avis. Les gestes sont harmonieux et les plans les filment à merveille

Parlons de la qualité des plans. Ils sont juste géniaux, Des gros plans aux plans d’ensembles, ils sont différents, variés, originaux. Je ne me rappelle plus précisément et je ne pouvais pas les noter mais il n’y a pas quelques plans beaux, ils le sont tous,

Les décors sont extrêmement bien fait: de l’appartement glacé, au plateau de la télé en passant par l’hôtel psyciatrique :chaque détails a son importance et les couleurs explosives ou ternes embellissent le tout

Il y a de nombreuses références aux Batmans que je n’ai pas pu comprendre car je ne l’ai ai jamais vu mais j’ai compris qu’elles en étaient.

Les escaliers sont un endroit où se retrouvent plusieurs fois Arthur. Au début, il les monte avec peine, ce qui a mes yeux signifie qu’il essaye d’être quelqu’un de bon et fort mais qu’il a du mal, Mais à la fin, il les descend avec joie et facilité, descendant en enfer avec sa folie meurtrière

Comme je l’ai dit, ce film est à mes yeux un chef d’oeuvre sombre sur l’humain mais aussi sur le cinéma. Il est un des plus grands films que j’ai vu et me donne envie de me plonger dans les films Batman, Je conseille vivement d’aller le voir
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jeanne.galissier

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Message par khenoah le Lun 28 Oct - 20:11

Bonsoir, aujourd’hui je vais critiquer ’’Joker’’ de Todd Phillips, c’est le premier comics à être récompensé…
Je l’ai vu une fois en V.F au Gaumont Labège, j’ai été étonné que les lettres et inscriptions dans le film aient été traduites en français, sans sous-titres, directement sur l’image…J’avais jamais vu ça ailleurs…
Je l’ai vu une fois en V.O à l’American Cosmograph, avec ma copine…
J’avoue que le choix du film n’était pas très romantique mais il valait le coup d’être vu et revu car ce n’est pas un énième DC, c’est un très bon film psychologique sans effets spéciaux, rien à voir avec les précédents Batman.

C’est l’histoire d’Arthur Fleck (interprété par Joaquin Phoenix) , clown devant faire face à une crise économique et sociale vivant dans un bas quartier de Gotham City avec celle qu’il croit être sa mère.
Quand il était petit, Arthur a d’abord été abandonné, puis adopté par Penny Fleck, une femme atteinte de troubles psychiatriques qui l’a manipulé, faisant de lui son esclave en lui faisant croire qu’il était son fils, qu’il était fou, alors que dans le fond c’était elle, et que son père était Thomas Wayne (le père du futur Batman)…
Enfant, il se faisait battre  par le mec de sa mère, les services sociaux l’ont retrouvé attaché à un radiateur, avec des marques évidentes de torture irréversibles (séquelles psychologiques, cicatrices, anorexie...), il s’est réveillé à l’hôpital avec un traumatisme crânien…
Il a gardé de grandes séquelles de son passé, comme ce que les médecins et surtout sa mère appellent ’’un handicap’’… C’est en fait une réaction de stress intense qui le fait rire nerveusement de tout, jusqu’à parfois suffoquer…

Une des scènes les plus importantes c'est quand Arthur, effondré après une journée difficile où il a perdu son emploi injustement, rentre dépité chez lui, et dans le métro, assiste, impuissant, au harcèlement d’une fille.
Il se met alors à rire sans pouvoir s’arrêter, les trois agresseurs se retournent vers lui et le rouent de coups; à bout, il dégaine son arme et se rend justice en les tuant de sang froid…

C'est à ce moment précis qu'il se met à aimer le sang et la jouissance que lui procurent les tueries...
Il se rend compte qu'il faut être violent pour se faire comprendre et se sentir vivant...

Les médias ne voient que l’assassinat de trois jeunes traiders modèles par un clown-tueur et l’événement fait la une de tous les journaux…
Arthur à donné naissance  à une révolte populaire, où les gens, déguisés en clowns, se rebellent contre les riches et laissent Gotham en feu.

L’histoire du Joker, c’est finalement la revanche d’Arthur Fleck qui comprend subitement que depuis sa naissance, toutes les personnes à qui il a fait confiance l’ont trahi, que la société dans laquelle il vit et travaille l’exploite, lui ment et le manipule, il refuse de supporter une fois de plus ces injustices…
Lorsqu’il devient Joker, c’est une renaissance.
Il choisit de se faire enfin confiance, et de se sentir bien, grâce au soutien du peuple, il devient un symbole de révolte et est adulé par la population...

L’esthétique du film est très bien pensée, dès les premières scènes, on ressent la puissance du film ; comme quand Arthur est couché dans la ruelle sombre, la musique se déclenche d’un coup et laisse place au titre ’’JOKER’’ en majuscules jaunes, il prend la totalité de l’écran, il en sort même…
Cette image m’a impactée, comme si j’avais reçu une giffle...
Puis quelques minutes plus tard, une série de plans généraux sur Gotham avec travelling arrière m’a laissé le souffle coupé, j’ai pu m’imprégner de l’immensité de la ville, sans réfléchir...Mon choix de place y est sûrement pour quelque chose, milieu du premier rang…
Après la tuerie des traiders dans le métro, Arthur se réfugie dans des toilettes publics, on aperçoit ses chaussures et ses pas de danse, contrastant avec le sol carrelé de noir et de blanc…
Puis il y a un surcadrage dans les miroirs, on le voit se regarder puis danser spontanément, le regard posé, la tête vers le ciel, les mains au dessus et les épaules déverrouillées.
Cette scène est magnifique selon moi…Comme quasiment toutes celles de ce film, mais restons sur la danse, une scène va sans doute devenir culte :
Quand  Arthur, se rendant aux studios de Murray Franklin, danse sur des escaliers gigantesques…
Ses mouvements montrent qu’il est sûr de lui car il sait qu’il n’est plus seul...Il est désormais soutenu par le peuple…
Le décor de l’escalier est géométrique, presque symétrique, et j’ai ressenti qu’Arthur sortait des lignes et des cases et qu’il était enfin devenu lui-même.
Au delà de l’image, la musique a nourri ce passage à tel point que je me souviens encore de l'air percutant et rythmé...
J'ai remarqué une superbe profondeur de champ dans certaines scènes, comme par exemple quand Arthur était dans la ruelle sombre, couché...
A certains moments j’ai cru qu’il y avait un léger grain de l’image, l'effet devait être informatique, je ne pense pas qu'ils aient utilisé des caméras argentiques, mais c’était très beau en tout cas...

A voir absolument !

Khénoah El Ayadi

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Bande annonce ici


Dernière édition par khenoah le Lun 11 Nov - 19:43, édité 1 fois
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Message par bineauclarde le Ven 8 Nov - 17:39

JOKER de Todd Pillips.

Attention aux spoilers.
J’ai vu ce film après avoir eu beaucoup de bon retour, donc j’ai pris ma maman, et je suis allée au cinéma.
C’est l’histoire d’un personnage mythique DC comics, le Joker. Même si le fait que se soit Joker ne fait rien car même si l’histoire se passe dans Gotham, ce film parle surtout de la naissance d’un sociopathe et comment un homme passe à l’acte. Qu’elle est la chose qui va faire qu’un homme passe de triste à meurtrier.

Dans le film on peut voir que quand il se sent seul ou paraît seul, ou quand les autres agissent mal avec lui la camera s’approche de lui, en gros plan ça amplifie le sentiment de mal-être et ça oppresse. Après son premier meurtre, il court et s’enferme dans des toilettes publiques il se met à danser, à bouger et à faire des grands gestes pendant ce temps la caméra est bancale, elle tremble comme son état qui est bancal, et quand il arrête de danser il se fige et regarde son reflet et la caméra arrête de bouger comme si son état était calme. On peut aussi voir des paradoxes comme quand il se fait renvoyer et qu’il barre un panneau « soyez heureux » en « ne soyez pas heureux » la musique devient joyeuse, il ne se force plus à être heureux. C‘est quand il a l’impression de faire sourire une personne qu’il sourit sincèrement, comme si quand quelqu’un l’avait enfin remarqué il se sentait exister, comme il le dit d’ailleurs « les gens commencent à me remarquer ». Il sourit vraiment quand il décide de choisir de devenir le Joker, quand il choisit d’assumer qui il est et de ce venger, quand il décide de tirer sur le présentateur télé, de rendre justice. Son but est de rendre justice. On peut y voir un paradoxe, car il prend le nom « Joker » qu’un personne se moquant de lui, lui donne comme si il acceptait. Aussi pour augmenter le fait qu’il est différent, on voit dans une scene que tout les policiers courent dans un sens lui marche dans l’autre.

La question de la folie est aussi exprimée, on se demande si sa mère est folle et a inventée l’histoire avec le maire ou si elle dit vrai (que le joker est son fils) et que le maire est caché les preuves ce qui l’aurait rendue folle. Pareil pour le Joker, est ce que sa mère l’a rendu fou, parce qu’avec elle il paraît normal il est aimant et fait attention à elle. Alors c’est sûrement la société, comment les gens l’ont traité, le fait qu’on lui enlève son suivit médical. Comme si la société avait voulu l’effacer, sans chercher à l’aider. C’est quand on lui enlève ses cachets et son suivi chez une spy qu’il passe a l’acte et qu’il tue.

La ou ce film est fort c’est qu’on peut entrer dans sa tête on arrive à comprendre pourquoi il agit, comment il réagit. On pourrait lui pardonner ses meurtres on a envie de l’aider. Jusqu’à trouver ça normal. Les scènes sont très réfléchie, elles ont toutes une place importantes qui fait avancer l’histoire, sans être trop longue. On y retrouve beaucoup de tragique mais sans pleurer, et aussi des scènes drôle. Joaquin Phoenix est excellent il incarne à la perfection le sociopathe du film. Ses rires forcés sont puissant sans en faire trop. Il ne surjoue jamais.

Le problème de ce film c’est que au final le Joker s’en sort et même mieux que jamais car tout le monde l’applaudit il est le centre d’une rébellion. Alors imaginons qu’une personne, qui de base ne serait pas passée a l’acte, après avoir vu ce film se dit « tient pourquoi pas moi, j’ai rien à perdre ». Ca donne aussi une image glamour du clown, une force à ce personnage de foire.


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