Il était une fois en Amérique

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Message par lénageoires le Sam 2 Nov - 13:23

Cet été je suis allée à Cannes au palais des Festivals où j’ai pu voir une exposition dédié à Sergio Leone, depuis je voulais absolument regarder Il était une fois en Amérique. Ce film, datant de 1984, est considéré comme l’un des meilleurs films pouvant exister, il est vrai que c’est un vrai chef d’oeuvre, même si je n’arrive pas à savoir si celui-ci m’a vraiment plu. Il raconte l’histoire de Noodles, un gangster, juif, qui trouve refuge dans une fumerie d’opium où il laisse son esprit vagabonder et où il s’évade de la réalité. On navigue alors sur trois époques, les années 1920, où l’on retrouve l’enfance agité de Noodles, les premiers amours, l’amitié, la pauvreté, les bêtises, puis les années 1930, avec les crimes que commettent le groupe de Noodles, Max, le petit Dominic et les autres, et enfin les années 1960, lorsque le protagoniste revient à New York. On retrouve donc dans ce film, violence, sexe, amitié, et surtout la réalité à laquelle a été confronté Noodles. Tout part d’une bande d’adolescent juifs liés par un pacte d’amitié à la vie et à la mort, traînant dans les rues de New York.
Il est difficile de suivre et de tout comprendre car chaque époque s’entremêle, on passe donc des années 1920 au années 60, puis les 30 etc… La passerelle entre ces époques se fait par un son ou une image, par exemple une sonnerie cinglante de téléphone (très présente), des portes qui se ferment, une ampoule, ou encore les phares d’un camion d’éboueurs de 1968 qui se transforme en ceux d’une voiture des années 30. A travers ces différentes époques, on peut voir l’évolution des personnages, j’ai d’ailleurs eu l’impression que Noodles avait mûrit dans les années 60.
Sergio Leone, comme à son habitude utilise beaucoup de gros plans et toujours à son habitude a demandé à Ennio Morricone de produire la bande-son du film. Cette dernière a été créée dix ans avant le début du tournage (en effet il a fallu plus d’une décennie au réalisateur pour préparer ce film) et on peut reconnaître la qualité du compositeur car cette musique est magnifique.
Malgré la parfaite réalisation et le scénario, il y a quelque chose qui m’a beaucoup choqué et déplu, je ne suis d’ailleurs pas la seule, c’est la façon dont les femmes sont traitées. En effet, elles sont considérées comme des objets sexuels, ou alors elle sont idéalisées, de plus, seul l’homme domine et leur dit ce qu’elles doivent faire, plusieurs viols sont d’ailleurs présentés.
J’ai beaucoup aimé certaines images, d’abord celle où Max est seul face à la mer avec des oiseaux lui tournant autour, mais surtout, la plus célèbre, celle où l’on voit le pont de Brooklyn, au fond des rues sombres, imposant, qui observe le groupe d’enfant traverser. Mais il y aussi les sentiments que ressent le protagoniste pour Deborah, je trouve la scène où il la regarde, à travers le trou du mur, danser, sublime et mythique.
L’ouverture du film est assez brutale, les hommes tuent sans aucune hésitations, ceci tout au long de l’oeuvre, et la fermeture me laisse assez perplexe, laissant place à un immense sourire de la part de Robert de Niro. Ce dernier a d’ailleurs un jeu d’acteur incroyable, qui me fascine.
Je pensais qu’il était possible que je m’ennuie un peu face à la longueur du film et à la façon dont réalise Sergio Leone, car le rythme est parfois très long, mais cela n’est pas arrivé tant que ça puisque le film est très captivant. Il est vrai que je n’ai pas tout compris, mais c’est une bonne excuse pour le regarder une seconde fois. Ce film est quand même assez déroutant mais est absolument à voir car c’est un très grand chef-d’oeuvre.
Il était une fois en Amérique Arton410

lénageoires

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