Wonder Wheel

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Message par mei.cathala le Lun 30 Sep - 20:34

Wonder Wheel est un film réalisé et scénarisé par Woody Allen lui-même. Amazon Studios et Gravier Productions ont distribué en 2017 ce long-métrage de 101 minutes.

Je l’ai tranquillement regardé ce week-end, bien à l’aise dans mon canapé. Enfin bref, les raisons qui m’ont amenée à le visionner ne sont pas extraordinaires : tout d’abord je n’avais jamais regardé une seule œuvre de Woody Allen, j’avais donc envie de me lancer. Ensuite, ma mère qui l’intégrait déjà dans sa culture cinématographique, m’avait dit qu’il faisait preuve d’une beauté esthétique particulière.

Concernant ce dernier point, je trouve qu’elle avait totalement raison. En effet j’ai absolument été captivée par la façon dont Woody Allen a maîtrisé l’atmosphère lumineuse de ce film. Les couleurs dominantes sont l’ocre/rouge (souvent dues au soleil couchant ou aux néons de la fête foraine, décor de l’histoire) et le bleu/blanc (liés à l’obscurité). Ces dernières sont totalement opposées (chaud/froid) et les plans se succèdent en alternant sans cesse entre ces deux tons, ce qui me semble être une très bonne idée. A l’intérieur de la maison de deux des principaux protagonistes règne une ambiance en majorité ocre/crème donnée par les lampes de l’habitation, avec le bleu des murs en fond. Cela donne à la pièce un côté doux, apaisant.

W.A a tourné une foule de gros plans sur les têtes des personnages, faisant par exemple refléter les couleurs rouges sur les cheveux de Kate Winslet, une des actrices principales, ce qui donne un effet esthétique des plus réussis. Le réalisateur arrive même à assembler les deux couleurs opposées sur un seul visage, comme c’est le cas de la scène du rendez-vous au café ; par un jeu de lumière et grâce au relief de la face de Justin Timberlake, Allen fait se refléter le bleu dans un quart de la face de l’acteur, laissant le reste rouge. J’ai trouvé cet effet magique !

La technique de la caméra, quant à elle, est assez basique par ses déplacements et son positionnement par rapport aux acteurs.

Il est temps d’aborder la question du scénario. Je l’ai trouvé réussi, avec plusieurs aspects intéressants.
Tout d’abord le triangle amoureux de Mickey, Ginny et Carolina offre une perspective très intéressante, avec ses quiproquos qui s’entremêlent.
Le personnage de Ginny m’a beaucoup touchée, c’est une femme usée par la vie à qui l’amour permet de tenir la route. Je pense que ce rôle est le plus réussi car tout au long de l’histoire son statut évolue par rapport à notre point de vue. Dans mon cas, je la trouvais touchante au départ, puis détestable car elle renonce volontairement à appeler Mickey et Carolina pour les prévenir. Cet acte quasi criminel m’a outrée puis ensuite j’ai repris du recul et je suis revenue à mon opinion du départ. Mon ressenti était différent vis à vis A mon avis, lorsqu’un personnage peut-être perçu différemment par chaque spectateur c’est qu’il est profond et réussi.

J’ai bien aimé aussi le fait qu’il y ait un lien entre les œuvres tragiques que Mickey étudie à la fac et le déroulement de l’histoire du film qui est sensiblement le même. Il y a bien tous les éléments qui peuvent le rapprocher à une pièce de théâtre antique. Les personnages ne meurent pas à la fin, mais sont dans un état de détresse et de mal être extrême. L’ambiance devient de plus en plus angoissante et opprimante.

En conclusion j’ai apprécié ce film, un très bon mélo-drame, qui nous montre les litiges de la vie, ses aléas et cette lutte continuelle pour vivre.
mei.cathala
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